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    Claude contre ChatGPT pour les dirigeants : ce qui change vraiment

    Une PDG m'a demandé sur quelle plateforme son comité de direction devait s'aligner. Je lui ai répondu qu'elle posait la mauvaise question. La bonne : quel outil mérite quel travail, et comment rendre ce partage explicite.

    Une PDG que j'accompagne m'a demandé, à la fin d'une séance, si elle devait aligner son comité de direction sur Claude ou sur ChatGPT. Un conseiller lui avait dit que ce choix façonnerait les deux prochaines années d'adoption de l'IA dans son entreprise. Elle voulait une réponse nette.

    Je lui ai répondu qu'elle posait la mauvaise question. La bonne : à quoi sa semaine doit ressembler dans quatre-vingt-dix jours, et quel outil mérite quel travail. Dans son cas, la réponse était les deux. Pour la plupart des dirigeants, la réponse est les deux. La vraie question, c'est de savoir lequel mérite quel travail, et comment rendre ce partage assez explicite pour que la main aille vers le bon outil sans y penser.

    Voici une lecture rapide sur cette question. Taillée pour les dirigeants à qui l'on a dit qu'ils devaient choisir un camp et qui préféreraient s'en passer.

    Le cadrage honnête

    Le cadrage sur lequel le secteur s'est arrêté, à savoir qu'une entreprise doit choisir sa plateforme d'IA, est un récit taillé pour les éditeurs. Il colle aux achats. Il colle à la revue de sécurité. Il colle aux remises sur licences. Il ne colle pas à la manière dont un dirigeant utilise ces outils au quotidien.

    Ce que je vois en séance de travail, c'est que presque tous les dirigeants qui se servent vraiment de l'IA finissent avec deux onglets ouverts. Un modèle est leur réflexe pour un type de travail. L'autre, leur réflexe pour un type différent. Ils apprennent les coutures entre les deux en quelques semaines, souvent sans que personne le leur ait demandé.

    La question qui mérite une réponse, c'est lequel mérite quel travail. Choisir un camp vient ensuite, si tant est qu'il faille le faire.

    Là où Claude prend l'avantage aujourd'hui

    Trois catégories, toutes assez stables pour que la réponse tienne sur les dernières sorties de modèles, des deux côtés.

    L'écriture longue. Quand le livrable est une note, un dossier de conseil d'administration, un document de stratégie, une lettre aux associés, la prose de Claude est plus proche du publiable dès le premier jet. Il traite les consignes de ton avec plus de soin et produit moins de ces « tics d'IA » qui trahissent un document généré. Pour un dirigeant dont le nom figurera au bas du livrable, cela compte davantage que la performance sur un benchmark.

    Le travail sur documents. Longs PDF, contrats denses, dossiers de due diligence multi-sources. La fenêtre d'attention plus large de Claude et son raisonnement plus posé sur le contenu documentaire tendent à produire des synthèses plus fiables, avec moins de détails inventés. Pour un directeur juridique ou un directeur financier installé dans une data room, le coût d'un chiffre fabriqué dépasse le gain de la vitesse. Claude penche vers la prudence là où ça compte.

    Le jugement sur les questions floues. Posez la même question vague aux deux modèles : Claude est plus enclin à revenir avec une question de clarification ou une réponse structurée qu'à foncer tête baissée vers une réponse. Pour des dirigeants dont les questions sont elles-mêmes mal définies, cette tendance à ralentir est plus utile qu'on ne le croit.

    Là où ChatGPT prend l'avantage aujourd'hui

    L'autre moitié honnête de la comparaison.

    L'écosystème. La surface de modules et d'outils de ChatGPT est plus large. Interpréteur de code, génération d'images, voix, recherche intégrée, GPT personnalisés, fonctions mobiles. Pour un dirigeant qui veut tisser l'IA dans une plus grande part de sa semaine et accepte d'y passer du temps de paramétrage, l'outillage d'OpenAI offre plus de prise.

    Les fonctions d'ambiance. Le mode vocal est meilleur. L'expérience mobile est plus aboutie. L'intégration dans Microsoft Copilot, qui s'appuie sur OpenAI sous le capot, fait que la plupart des dirigeants utilisent déjà GPT via une licence d'entreprise, qu'ils en aient conscience ou non.

    La recherche et la récupération d'information. La recherche web de ChatGPT est plus fiable que celle de Claude. Pour des recherches qui exigent des informations à jour, ChatGPT vous fera souvent gagner une étape.

    Trois tests qu'un dirigeant peut mener en une semaine

    Laissez tomber les benchmarks. Faites-les tourner sur votre propre matière.

    Test un. Reprenez une note que vous avez écrite au dernier trimestre. Retirez-en votre nom. Collez un paragraphe dans Claude et dans ChatGPT avec la même consigne : réécris ceci dans une voix plus directe, en gardant la structure. Lisez les deux sorties. Choisissez celle que vous accepteriez d'envoyer. Cela vous dit lequel écrit dans votre voix.

    Test deux. Prenez un document qui dépassait les quarante pages le mois dernier : un contrat, une note d'affaire, un deck, un rapport de recherche. Posez aux deux modèles la même question qui vous avait obligé à le lire. Notez lequel répond le plus précisément. Notez lequel fabrique. Cela vous dit lequel vous pouvez croire sur le travail documentaire.

    Test trois. Ouvrez un problème difficile autour duquel vous tournez. Quelque chose dont la réponse n'est pas évidente. Demandez aux deux modèles de vous aider à le penser. Notez lequel se comporte comme un collègue et lequel se comporte comme un manuel. Cela vous dit lequel est le meilleur partenaire de réflexion.

    Vous le saurez en une semaine. La plupart des dirigeants que j'accompagne sortent de ces trois tests avec un réflexe clair, qui souvent les surprend.

    La réalité des prix et de l'accès

    Les deux entreprises proposent une offre gratuite. Les deux proposent une offre individuelle à 20 $ par mois, suffisante pour la plupart des dirigeants. Les deux proposent des formules équipe et entreprise avec contrôle des données.

    Un point de départ raisonnable pour un dirigeant : un compte individuel payant chez chacun, utilisés en parallèle pendant un mois. Cela coûte 40 $ par mois. Si votre politique informatique ou de sécurité rend l'un des deux plus difficile d'accès dans votre environnement, repliez-vous sur l'autre pour le travail que cette politique couvre, et servez-vous du plus accessible pour tout le reste.

    Si votre entreprise dispose déjà de Copilot via Microsoft 365, vous avez déjà GPT dans votre stack. Ajoutez Claude à titre personnel. Le coût marginal est faible. L'information marginale tirée de l'usage des deux est considérable.

    Quand cesser de comparer et se servir des deux

    Après les trois tests, la plupart des dirigeants que j'accompagne atterrissent à peu près au même endroit. Claude devient le réflexe pour l'écriture et le travail sur documents. ChatGPT devient le réflexe pour la recherche, l'interaction vocale et tout ce qui touche au grand écosystème Microsoft dans lequel ils sont déjà. Une poignée d'outils spécialisés restent en réserve pour des tâches précises.

    Le résultat intéressant se situe un cran au-dessus : le léger basculement dans la façon dont le dirigeant pense sa semaine. Il cesse de demander « quelle IA fait ça » et se met à demander « quel est le livrable que je veux, et quel outil m'y mène le plus vite ». Voilà la vraie compétence.

    Si vous n'avez pas encore mené l'expérience, faites-le. Un mois d'usage en parallèle vaut mieux qu'une année à lire les pages des éditeurs.

    Ce que cela donne pour votre semaine

    Si vous voulez de l'aide pour mener cette expérience sur votre matière réelle plutôt que sur des consignes génériques, les séances que nous menons sont faites pour exactement cela. La version en tête-à-tête pour les responsables fonctionnels seniors se trouve à la page coaching IA pour dirigeants. La version pour les PDG en poste et les fondateurs-PDG se trouve à la page coaching IA pour PDG. Pour les comités de direction qui veulent installer les deux outils dans tout un groupe de dirigeants en même temps, voyez la page accompagnement des équipes.

    Posez la question comme une affaire de séquencement plutôt que de choix. La bonne séquence est la vôtre, une fois le travail mené sur votre propre matière.

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